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Gavriel Në'Giruet (Griffin Lenzo)

 
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Gavriel
Garde du corps


Inscrit le: 15 Mai 2007
Messages: 8

Phénotype: Irazyn
Points: 10

MessagePosté le: Lun Sep 15, 2008 8:05 pm 
Sujet du message: Gavriel Në'Giruet (Griffin Lenzo)
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Nom: Në’Giruet
Prénom: Gavriel
Identité d’emprunt : Griffin Gavriel Lenzo
Phénotype classifiant: Irazyn
Sexe dominant: Homme
Age: 28 ans
Taille: 1m78


Background:
Tout commença sur Hokaïna, il y a quinze ans, diront certains, en parlant de la nouvelle existence qui un jour, s’est offerte à Gavriel. Mais ca n’était qu’une évolution inexorable, inévitable, de son existence, dans ce monde qui à jamais, garderait les stigmates de cette époque maudite. Il fait parti de cette catégorie de gens a qui on a tout enlevé, qui ont tout perdu dans un acte frénétique, violent et sanglant de l’histoire du monde, et dont l’avenir restera toujours maintenant, incertain.

Gavriel était l’aîné des enfants de la famille Në’Giruet, destiné à hériter du gouvernement de l’île, et du titre seigneurial. L’idée ne lui déplaisait pas, au contraire même. Très jeune, il avait compris quelle serait sa fonction, et toute son importance. Il se sentait prêt à assumer cela, devenir le chef qu’on attendait qu’il soit. D’autant plus que les temps étaient troublés, et que, plus que jamais, les Seigneurs avaient besoin d’asseoir leur pouvoir d’une main de maître, raffinée, et pourtant forte. L’ôme. La toxine qui empoisonna le monde, et surtout, les cœurs. D’abord trop jeune, il ne comprit pas tout ceci, et on ne chercha d’ailleurs pas à l’en inquiéter. Il avait trop à faire, trop de choses à apprendre, pour s’enfermer si vite dans la crainte d’un monde changeant. Sans surprise, Gavriel se révéla un élève brillant, mais qui pêchait certes dans certaines matières qui lui étaient moins agréables. Il suivait des cours de langues, littérature et histoire, mathématiques et sciences, entrecoupés d’autres matières plus concrètes, comme ces longues séances de bonnes manières, ou bien, plus agréables, les parties de chasse, les leçons d’art du combat. Une formation exhaustive, qui lui sauva la vie plusieurs fois, dans le futur…Les adultes suivaient sa progression d’un œil attentif, tout en continuant de faire prospérer l’île. Parallèlement, sa sœur avait vu le jour quatre ans après sa naissance, et son jeune frère la suivit d’un an à peine. Crystal, et Aiden. Et leur famille devait bientôt compter un nouveau membre, celui-là adopté, en la personne du jeune Sieg. Le palais s’égaya de rires et de jeux, l’insouciance enfantine insufflant une vague de bonheur nouvelle et apaisante. A l’âge de sept ans, on attribua à Gavriel un nouveau « professeur » en la personne d’un jeune soldat de quinze ans son aîné, qui, blessé gravement, ne pourrait plus jamais exercer au maximum de ses capacités. Cellendhyll était son nom, et il fut tout à fait sympathique à l’enfant, qui, ne cachant pas son admiration envers lui, ne le quitta plus les années qui suivirent.

Tandis que sa sœur recevait l’éducation seyant aux jeunes demoiselles, et son benjamin commençait ses premières leçons, lui travaillait d’arrache-pied afin de satisfaire sa famille, puis dépensait le reste de son temps en compagnie de Cellendhyll, qui l’emmenait à la découverte du monde. C’est lui, qui lui apprit à monter à cheval, chasser, pêcher, à se battre, à tirer, survivre tout seul, devenir un homme…Cette situation, où il n’était plus l’aîné, était apaisante pour Gavriel, car il pouvait se confier à lui sans crainte ni pudeur, partager ses secrets, les impressions que lui laissaient l’arriver de son adolescence. Et l’ancien soldat n’avait qu’affection pour son jeune maître, s’évertuant à faire de lui ce qui existait de mieux, en modèle de droiture. Mais, ainsi que le reste du monde, l’héritier fut perverti par les évènements. Devenu plus âgé, il apprit l’existence de l’ôme, et surtout, les utilisations qu’on pouvait en faire. Pierre de pouvoir…Il en était fasciné, autant que terrifié. Comme les siens, il voyait l’évolution du monde s’accélérer, trop vite, trop dangereusement. Et parce que c’était en leur pouvoir, comme les autres Seigneurs, ils se firent conservateurs, s’opposant aux commerciaux montants. Pourtant, malgré son jeune âge, il pensait être lucide sur ce qui allait se produire. Mais peut-être un peu naïf. Pour lui, des changements allaient avoir lieu, c’était inexorable, et déjà, le point de non-retour avait été atteint, à cause des découvertes qui avaient été faites. Il croyait toutefois qu’il serait possible de faire une transition en douceur, si les Seigneurs se mettaient d’accord, et que petit à petit, la machine se mette en marche. Sa sœur, et son jeune frère, étaient encore un peu jeunes pour faire un bon public à ses idées, alors il s’adressait au reste de sa famille, qui voyait d’un œil mitigé l’implication future qu’il s’apprêtait à avoir. Mais pouvait-on les en blâmer ? Le changement toujours, effraie, surtout quand il échappe à notre contrôle. Son père était un être de raison, qui sentait arriver l’inévitable, mais qui, a lui seul, ne savait pas comment l’empêcher. Car d’ailleurs, il ne l’empêcha pas.

L’univers bascula alors que Gavriel fêtait ses quinze ans. Tout ne se passait pas pour le mieux, et il suivait tout ceci d’une oreille préoccupée, bien qu’on s’efforçait de le tenir à l’écart du devant de la scène politique. Bien que mature et posé, il était loin d’être encore le chef de famille. Quoique, cela arriva plus vite que prévu, au sens strict du terme, finalement…La colère grondait, la tension montait, et les accrochages étaient de plus en plus nombreux. N’étant pas au fait de tout ce qui se passait parmi les domestiques, ou tout simplement, les étrangers à sa famille de seigneurs, il ne pouvait en savoir aussi long que Cellendhyll. Voir aussi loin. Ce dernier se faisait inquiet, puis bien vite, presque paranoïaque, toujours fébrile, toujours sur ses gardes. Puis vint ce jour. Cellendhyll vint l’arracher à son lit, avant même que l’aube n’offre ses premières lueurs. Il pressa le garçon ensommeillé à se préparer, pour un départ des plus proches. Car ils arrivaient, bien sûr. Gavriel ne le comprit pas tout de suite. Mais une fois dans la cour, alors qu’ils allaient chercher les chevaux, il put réaliser l’ampleur du désastre qui s’annonçait. Il refusa de partir, et sous ses propres hurlements de colère, et ceux lointain, de douleur et d’effroi, il se fit facilement maitriser par celui qu’il croyait égaler en force, et sans ménagement, dû grimper sur sa bête effrayée qui partie suivre de Cellendhyll sans demander son reste. La rage le disputait au désespoir, mais il continuait de chevaucher, jusqu’à bientôt atteindre les plaines qu’il connaissait tant. Cela lui parut durer des heures, cette course silencieuse, agitée, angoissée, jusqu’aux abords des montagnes, où ils s’enfoncèrent dans la forêt, se sachant poursuivis.

L’idée de crever leur monture sous eux leur étant intolérable, ils les abandonnèrent à l’écart, et continuèrent à pied, à travers les arbres. Gavriel ignorait où ils se rendaient, et il était bien certain que Cellendhyll n’en savait pas plus…Bientôt, les grondements revinrent, dans le lointain, des aboiements, du mouvement. Car ils ne pouvaient abandonner. L’absence du prince héritier, au nombre des morts, s’était sans aucun doute fait ressentir…Et pour que la purge soit complète, car c’était bien de cela, dont il s’agissait, Gavriel en était conscient, il fallait que son cadavre aille rejoindre ceux de son lignage…Ils fuirent, encore et toujours, mais perdait du terrain, car lui n’était après tout qu’un adolescent encore, et son mentor souffrait de ses vieilles blessures qui l’handicapait. Mais parce qu’ils connaissaient la région comme personne, ils purent semer le principal des êtres à leur trousse, pour s’enfoncer dans les profondeurs des bois, sur les versants escarpés de la montagne. Au bout d’un temps, ils ralentirent, car l’épuisement les guettait, et que désormais, la discrétion était de mise. C’était sans compter la ténacité, l’avidité sans borne de leurs poursuivants. Il entendit le déclic que fit le mécanisme, distinctement à ses oreilles, alors qu’interloqué, il se détournait, pour trouver près de lui un Cellendhyll titubant, la main crispée sur sa poitrine. Il ne savait même pas qui avait tiré, ne voyait personne. Hagard, il se saisit de son ami, et reprenant leur course, les enfonça de nouveau dans la forêt, jusqu’à ne plus trainer avec lui qu’un corps presque sans vie. Ils s’échouèrent dans un buisson, cachette étroite entre les grands arbres touffus, et, interdit, Gavriel observa mourir son ami. Du sang coulait de ses lèvres, jaillissant parfois par flots alors qu’il tentait de s’exprimer, ses yeux n’arrivant pas à se fixer sur le visage de celui qui appelait son prince, et qu’il suppliait à mi-voix, entre ses quintes de toux mortelles, de fuir, de partir…Mais il resta, et jusqu’au bout, assista à sa lente agonie, jusqu’à ce que ne résonne entre eux que la respiration sifflante du mourant, qui, au fil des secondes, s’éteignit…Le corps était chaud, les yeux si expressifs d’habitude, vitreux, sa main resserrée autour de celle, plus fine, de l’adolescent, qui eut grand mal à l’en extirpé, presque affolé de ne pouvoir se défaire de l’étreinte du mort…

Il ne bougeait plus, ne savait où aller. Comme fuir assez loin, pour fuir ce qu’il était ? Bientôt dans le silence seulement troublé par le tambourinement de son cœur, il entendit des pas feutrés. Pétrifié, il vit l’homme passer devant l’endroit où ils étaient tombés, assez camouflé pour passer inaperçu. Il tenait une arbalète entre les mains, celle là même qui avait tué Cellendhyll, et peut-être, d’autres membres de sa famille. Son sang se mit à bouillir dans ses veines, alors qu’il réalisait, difficilement, l’ampleur du massacre. Tous, ils étaient tous morts. La fin d’une ère, à cause de ces individus cupides et intéressés. Et tous ces hommes imbéciles et serviles, qui les accompagnaient. Furtivement il se redressa, se releva…et se jeta sur l’homme. Plus vieux plus fort, mais pris au dépourvu par cette attaque soudaine. Gavriel le frappa au visage, et l’étourdissant, lui arracha son arme, pour l’actionner, et tirer, enfonçant la flèche profondément dans son crâne. Et le corps au sol, il abattit dessus l’arbalète encore et encore, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une bouillie informe de sa tête, mais de continuer quelques secondes, fou de rage et de douleur, à frapper, même si plus rien ne se faisait entendre…Le premier meurtre, d’une longue série, dans la haine, et le plus profond désespoir… Fouillant le cadavre, il récupéra deux autres flèches, et prit la fuite, le grabuge ayant alertés visiblement d’autres personnes. La course reprit, mais il n’avait plus ce courage, et cette volonté d’avancée qui auparavant, l’avait saisi. Il ne fallut qu’une heure de plus à ces hommes, pour acculer le prince héritier au bord d’un ravin. Il dût en tuer encore, dans la confusion de la situation, mais bientôt de nouveau, le son devenu familier de l’arme résonna à ses oreilles, alors que deux carreaux perforaient sa poitrine et son épaule. Ahuri, il tituba un instant, puis tomba, plusieurs mètres en contrebas, dans le fleuve. La première de ses blessures étant mortelles, on considéra le travail fait…

Mais visiblement, pas si bien fait que cela…Gavriel reprit connaissance, faiblement, plusieurs heures plus tard. Il était transi de froid, les muscles raidis, tremblant, pâle et exsangue, la tête lui tournant…Pourquoi s’était-il réveillé, vraiment ? Seule la mort l’avait attendue quand il avait plongé…Mais c’était un homme qui l’avait trouvé pourtant. Il pleuvait, le garçon sentait l’eau sur son visage. Il sentait également la flèche, profondément enfoncée en son sein, et dont sa transformation n’avait fait qu’accroitre la douleur…C’était d’ailleurs la souffrance qui l’avait fait émerger, les carreaux ayant été brisés par les bons soins de cet inconnu, mystérieux sauveur sur l’instant…Mais Gavriel était trop étourdi pour ressentir une quelconque gratitude, pour seulement se questionner. On lui passa un lourd et chaud manteau autour des épaules, sur lequel il continua de dégouliner joyeusement, et le relevant, il se laissa entrainer par l’homme, dont pas une fois, il ne put saisir les paroles. Pas plus, lorsqu’ils rejoignirent apparemment la ville, et qu’il s’arrêta pour échanger quelques mots avec un autre individu, serrant Gavriel contre lui avec…une sorte de possessivité ? Il était trop mal pour s’en rendre compte mais, tout ceci faisait partie d’une mise en scène pour réussir à lui sauver la vie…Une pièce, de la lumière. Il grimpa des escaliers, bien que le terme soit inadéquat : on lui fit gravir des escaliers, en le soutenant, alors qu’il trébuchait sur les marches. Une chambre. D’hôtel. Lucide, il se serait aperçu de la coquetterie des lieux, et en aurait déduit bien des choses…Ce qu’il était bien incapable de faire, pour l’heure. Il sombra avant même d’avoir été allongé.
Il devait se réveiller un peu plus tard, affamé et fiévreux, loin d’être soigné, car apparemment, l’homme n’avait pas l’air de disposer de ce genre de compétence…Il mangea peu, loin d’avoir recouvert sa lucidité, puis de nouveau, on l’emmena, cette fois, vers le port. S’en suivit des jours de calvaire, à être malade, à plonger dans l’inconscience plus que dans le sommeil, à cause de la douleur, de la nausée, de la fièvre…Il n’avait même pas la force de s’inquiéter, de se demander où on pouvait bien l’emmener, lui qui n’avait jamais quitté son île, jusqu’à présent…

Ils débarquèrent sur Aryaz, il ne l’apprit que bien plus tard. Le début d’une autre époque, d’une autre vie. L’homme, dont il avait enfin pu saisir le nom, s’appelait Skarn Alt-Eisen, et l’emmena dans la demeure, ma foi, de bonne taille et de bonne facture, qu’il possédait en ces lieux. Et fit appeler un médecin. Pour la première fois depuis de longues journées, Gavriel fut bandé correctement, lavé, et sa fièvre commença à tomber. Et lui, pu commencer à réfléchir. Et à avoir peur. Car qui savait ? Son sauveur était peut-être tout simplement désormais son geôlier, selon toutes évidences, ce Skarn appartenait à cette caste de gens, qui lui avaient tout pris…C’est dans cette chambre, dans ce lit où il reprenait des forces et réfléchissait, que sa haine naquit, pour enfler, doucement. Tout cela n’était pas nécessaire. Toute cette boucherie qui n’avait servi qu’à contenter un chapelet d’égoïstes et d’êtres avides de pouvoir, violents, sans aucune moralité. Qu’allait devenir le monde, sans la direction pacifiste des Seigneurs ? Il ne serait pas Gavriel Në’Giruet, le seigneur d’Hokaïna. Ce pourquoi il était né, avait grandi, venait de disparaître. Tout son univers. Se levant un matin, il put constater que lui-même avait changé. Il n’avait pas eu l’occasion de se contempler dans un miroir. Outre sa faiblesse passagère, ses cheveux avaient pris une couleur de neige. Blancs. Pourquoi ? Depuis combien de temps ? Le traumatisme, la peur. Le garçon se sentait sali, souillé.

A partir de cet instant, peut-être aurait-il pu gâcher le reste de son existence, s’abimer dans le désespoir et dans la haine irraisonnée. Toutefois, on vint lui apporter une sorte de salut, qu’il n’espérait plus. Skarn venait à son chevet, parfois, pendant plusieurs heures. Et il lui parlait. Gavriel se montrait muet au début, sans savoir comment réagir, quoi dire. Mais il écoutait. Il écoutait même très bien, et finit par sortir de sa léthargie. Peut-être n’étaient-ils pas tous pareils. Peut-être y avait-il encore une chance…Parfois, il repensait à ses paroles, et n’osait y croire, de peur d’être manipulé, jeune et blessé comme il l’était. La révolution avait été un échec, avait-il dit. Les changements auraient dû être progressifs, et tout ce serait mieux déroulé. Il lui parlait de sa vision du monde, de ses rêves…Gavriel avait peine à croire cela de la part d’un commercial, même jeune, même très peu influent pour l’instant. Car pouvaient-ils vraiment rêver de démocratie, d’ailleurs, quand ils avaient ici le monde au creux de leurs mains ? Alors petit à petit, le garçon prit confiance. Il lui fit connaître sa haine, et se trouva déstabilisé des réponses qui lui furent fournies. Que la vengeance ne le ferait pas bien avancer, dans ce champs de bataille qu’était la vie, et que les meurtres ne seraient pas une fin en soi, mais des moyens, d’aller beaucoup plus loin. D’obtenir plus. Cet homme avait beaucoup d’ambitions, mais plus important que ça encore, pour Gavriel, pour Skarn. Il sentait qu’il avait la force d’y parvenir.

Un mois plus tard, il disposait de sa nouvelle identité, en règle, papiers et vécu à l’appui. Griffin Gavriel Lenzo. Cousin au troisième degré de Skarn, dont les parents avaient été tués il y a quelques années. Les débuts de cette nouvelle existence furent difficiles, car tout était différent…Les blessures de son cœur étaient plus durs à panser que celles de son corps…On vint lui confirmer la mort publique des membres de sa famille, et la sienne, ainsi que Cellendhyll. Fort d’apparence, il passa de longues nuits pourtant, à les pleurer, jusqu’à n’avoir plus assez de larmes. Il guérit, retrouva l’usage complet de son bras, et n’eut aucune complication pulmonaire pour l’autre blessure, juste des cicatrices, pour le restant de ses jours. Mais tout ne s’arrangeait pas. Si Skarn avait réussi à lui faire entendre raison, on ne plaçait pas en lui une grande confiance, à juste titre ? Peut-être, peut-être pas. Outre les cameras, il ne put quitter la demeure pendant de longues semaines, broyant du noir entre exercices physiques, et lecture, jusqu’à ce qu’enfin, la tension retombe, et le mécanisme de ce nouveau monde, se mette enfin en place. Alors il explora Aryaz, de fond en comble, toujours accompagné d’un ou deux hommes, grimé, souvent. Le temps s’écoulait, lentement, sans qu’il ait d’emprise sur lui. Il s’efforçait de se tenir au courant de ce qui se passait sur chacune des îles, et aussi dans l’affaire de Skarn.

Il changea, et s’avilit, ainsi que le monde. Plus jamais il ne serait l’innocent, le souriant Gavriel. Le garçon se rembrunit, et s’il ne devint pas morose, perdit définitivement toute gaieté, et bonheur. Il ne se sentait plus capable d’être heureux. Il n’eut guère de problème quant à cacher son identité : ces évènements l’avaient irrémédiablement rendu méconnaissable. Ses traits d’enfant s’étaient durcis, ses yeux avaient perdu leur naïveté curieuse d’enfant, pour un regard plus perçant, et inquisiteur, sur cette nouvelle existence. Enfin, il n’était pas tout à fait à plaindre…Malgré la surveillance étroite qu’on exerçait sur lui, il était très bien traité, nourri, lavé, logé…et son éducation était loin d’être laissée à l’abandon. On lui attribua bien vite un précepteur, avec qui il passa pendant une année ou deux, le plus clair de ses journées. Au début, la cohabitation fut difficile, car la seule personne ne lui ayant jamais enseigné vraiment, était Cellendhyll. Et il était très difficile de remplacer pareil homme. Mais le temps aidant, il put s’habituer à son nouvel enseignant, et terminer une éducation digne de ce nom, dans les grands domaines culturels de l’époque. La dite époque étant changeante, il continua de grandir et d’évoluer avec elle. Il eut sa première arme à feu, appris à tirer. Voiture, moto, autres joyeusetés…

Il n’avait pas vraiment d’amis, mais ne s’en formalisa jamais. Il découvrit bien vite qu’il se suffisait à lui-même, n’ayant besoin ni d’amour, ni d’affection. Il développait un calme, et une maitrise de son corps, de ses pensées, les plus parfaites. Jamais plus, il n’eut de transformations involontaires, à causes d’émotions. Devenu plus âgé, il passait de longues heures à méditer, dans une solitude des plus totales. Skarn lui faisait assez confiance pour le laisser se débrouiller souvent seul, sortir, faire ainsi qu’il le voulait. Avec l’argent dont il disposait, il prit des cours d’arts martiaux, fréquenta des salles de musculation. Et le soir parfois, quelques fois dans la semaine, il allait se faire provoquer, dans des coins mal famés, et expérimentait ses leçons, et ses progrès, dans de vrais combats, sans jamais pourtant y prendre goût, ressentir cette excitation de la violence, du sang…Quelque part, il continuait de se sentir vite, toujours. Peut-être n’était-ce la qu’une juste compensation, pour le fait d’être doué ensuite dans ce qu’il entreprenait. Il devint vite très bon tireur, pilote, combattant, tout simplement. Cela lui octroya la place de garde du corps de Skarn, qu’il accepta. Il lui faisait confiance, lui était reconnaissant, même s’il ne le montrait en rien, et il espérait toutefois, que cette confiance était réciproque. Et il s’efforçait de la développer encore, car Skarn, et ses projets, étaient sa lueur d’espoir, pour un avenir différent. Quelque part, il avait hérité de lui cette façade d’invulnérabilité, qui toutefois se présentait de manière différente chez lui-même. Ce contrôle, cette sagacité…Pour preuve : la société grandissait, et l’influence de Skarn augmentait sans cesse.

Ils déménagèrent finalement sur Enezis, où l’entreprise allait connaître son véritable essor, définitif, inexorable et brillant. Pour la première fois, Gavriel eut son propre appartement, possédant l’étage au dessous de celui de Skarn. Sans cameras. Il sut que sa confiance alors, lui était vraiment acquise. Lui-même y gagna en respect. Toutefois, tout cela faillit bien être perdu, en même temps que l’œil de Skarn…Gavriel était resté sur Enezis lors de ce voyage, et le regretta amèrement par la suite. Cela avait été une erreur de sa part, et rarement en faisait-il, pourtant…

La vie suivit pourtant son cours, existence rythmée par le progrès, le danger, la violence…Il cultivait sa haine, patiemment, alors qu’il fréquentait, grâce à Skarn, le gratin des commerciaux. Sous ses airs taciturnes, son cœur souriait férocement, à l’idée de marcher parmi eux, libre et indemne, si puissant, si bien caché…Il savait que l’heure viendrait, et au fil des années, attendait. Il continuait son rôle de garde du corps, à merveille, entrecoupé de ses errances nocturnes à travers l’île, observant le monde et son évolution, les êtres qui en foulaient le sol…Il pouvait patienter, encore…

Psychologie:
Gavriel est quelqu’un d’apparence presque impénétrable. C’est peut-être réellement le cas. Il a prit l’habitude d’enfermer toutes les émotions pouvant le faire souffrir, et le blesser. Si bien qu’il ne sourit quasiment pas, ou bien, pas sincèrement. D’un naturel calme, mesuré, voire même, maitrisé, il n’est guère impressionnable, pour ne pas dire même, pas du tout. Il est rarement surpris, jamais désarçonné, selon les airs qu’il se donne. C’est un masque bien encré, imperturbable et invincible. Il ne s’emporte pas, sait regarder et écouter, plutôt que de parler. Observant, il sait vite englober la situation, et la contrôler. Il a l’esprit vif, les reflexes aiguisés, réagissant parfois à des impulsions et à des instincts, en matière de gestes, mais jamais de paroles. Plutôt taciturne et silencieux, de caractère, il ne se ferait pas remarquer s’il n’avait pas son physique si…tranchant. A vue de nez, on ignore bien de quoi il est capable, ce qu’il pense…C’est un homme de peu de moral, qui sait qu’il faut se salir les mains parfois pour se hisser plus haut, et qui ainsi, n’hésite pas. Retenant les leçons de Skarn, ce n’est pas un meurtrier amoureux du sang et de violence, ou ivre de vengeance…La rancœur le fait avancer dans les jours les plus noirs, mais il sait se tempérer, et attendre son heure. Il est loin d’être une brute, et son physique ne l’évoque d’ailleurs pas, jeune homme calme aux manières raffinés, qui pourtant, n’est pas serein, jamais, tourmenté les nuits, par le passé qu’il a laissé, et ses craintes, quelques fois, de ne pas être à la hauteur, de ce qu’on pourra attendre de lui. Mais il sait vite reprendre confiance en lui, et que ce qui ne le tue pas, les épreuves qu’il traverse, le rende chaque jour plus fort…et un peu plus étranger, distant et froid face à ce monde qu’il attend de voir se mourir.

Description physique:
Gavriel est un homme de taille moyenne, et de bonne carrure. S’entend par là que des années d’entrainements réguliers ont dessiné son corps de muscles fins, mais durs et efficaces. Ainsi donc, il a les épaules larges, le torse développé, sans toutefois avoir le physique d’un gorille bardé de muscles et gonflé à bloc, loin s’en faut.
Ses traits sont marqués par les années et les épreuves surmontées, si bien qu’il ne présente jamais un visage souriant, et rarement avenant. A l’origine, ses cheveux étaient bruns, mais suite au traumatisme subit durant la révolution, ceux-ci ont perdu toute pigmentation. Pour cacher leur blancheur, il adopte un style plus tranché, et se les teint d’un bleu profond. Des mèches de longueurs inégales encadrent sa figure et en masque partiellement la partie droite, descendant jusqu’à effleurer son cou. Derrière la tête, il n’a que quelques mèches courtes : le reste de sa chevelure est ramenée en arrière, attachée par une petite lanière de cuir brun, qui s’enroule autour sur une vingtaine de centimètres, resserrée, avant de laisser le reste libre, jusqu’en bas de son dos. Ses cheveux sont plus courts sur sa nuque, dispersés en quelques mèches souvent plus claires, blanches.
Les lèvres fines, la peau pâle, l’autre chose qui ressort de son physique, et qui cette fois est naturelle, ce sont ses yeux. De forme normale, ils arborent pourtant une couleur d’un bleu pâle, mais pourtant vif et agressif, entre le noir de ses contours, et d’au centre, une petite pupille. Plutôt beau garçon, il dégage toutefois une beauté dure et froide, le regard triste et qui plus jamais, depuis la révolution, n’a souri.
Pour ses vêtements, il n’est pas particulièrement compliqué, préférant les tenues simples et pratiques, pour pouvoir se mouvoir rapidement, car sa vivacité est l’un de ses premiers atouts. Comme tous les Irazyn, ses ongles sont d’un noir de jais.
Dernier détail, les vieilles cicatrices qu’il arbore, et arbora toujours maintenant : l’une sur sa poitrine, près du cœur, s’étalant en une petite tâche rosâtre de quelques centimètres de diamètre, et l’autre, sur son épaule droite, ou le tissu cicatriciel s’étale sur la même circonférence.

Autre, particularités:
Ne fume pas, ne se drogue pas, alcool avec modération…
D’autres détails, juste récapitulatif : deux cicatrices rosâtres, une à l’épaule, l’autre près du cœur.
Les cheveux d’un bleu profond, et les yeux d’un bleu clair vif et poignant, comme on en voit rarement chez les êtres humains.

Pendant: Non
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Vos Peurs les plus Profondes ne sont Pas une Fiction.

Elles sont Réelles.
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Aleksiz
Ex-chef de gang / MJ


Inscrit le: 27 Sep 2006
Messages: 870

Phénotype: Irazyn
Points: 1915

MessagePosté le: Lun Sep 15, 2008 8:52 pm 
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Validay ^^ *coche une des quelques cases "exceptions" qui restent sur sa liste d'exceptions XD*

... Faudra que je mette le site à jour un de ces jours.
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Gavriel
Garde du corps


Inscrit le: 15 Mai 2007
Messages: 8

Phénotype: Irazyn
Points: 10

MessagePosté le: Lun Sep 15, 2008 8:54 pm 
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Merci boss Cool
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Vos Peurs les plus Profondes ne sont Pas une Fiction.

Elles sont Réelles.
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Skarn
PDG de Alt-Eisen Corp.


Inscrit le: 17 Sep 2007
Messages: 19

Phénotype: Abyn
Points: 15

MessagePosté le: Mar Sep 16, 2008 7:52 am 
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Bienvenu à Alt-Eisen Corp "cousin". Very Happy
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Personne ne souhaite votre bonheur, les gens heureux ne consomment pas.
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